Le seuil des 170 m² passe à 150 m² au premier MARS 2017

Le seuil des  150 m² de surface de plancher sera apliqué au premier mars 2017 date de dépôt, (ne concerne pas les dossiers en cours d'instruction).

Au delà des 150 m² il faudra faire appel à un architecte.

DEROGATION prolongée jusqu'en 2018

La dérogation sur le Cep max est prolongée jusqu’en 2018

En 2010, une dérogation à la RT 2012 indiquait que le Cep maximum des logements collectifs était majoré à 57,5kWhep/m²/an au lieu des 50kWhep/m²/an fixés au départ et ceci jusqu’au 1er janvier 2015. Cette hausse est finalement prolongée jusqu’au 1er janvier 2018 pour les logements collectifs car le seuil des 50kWhep/m²/an semble difficilement atteignable. Le Cep max représente la quantité d’énergie primaire maximale que doit consommer un bâtiment. Il dépend en général du type de bâtiment et de sa localisation géographique.

Le suivi « intelligent » des consommations n’est plus d’actualité

La RT 2012 imposait l’installation d’un compteur d’énergie intelligent pour suivre régulièrement les consommations d’énergie d’un bâtiment. Ce type de compteur n’est désormais plus obligatoire. La mesure de la consommation d’énergie peut être délivrée aux occupants au moins une fois par mois par voie électronique ou postale mais non directement dans le volume habitable.

Toutes ces mesures visent à simplifier la mise en œuvre de la RT 2012 et à la rendre accessible pour tous les bâtiments. Le but de son application n’est pas seulement réglementaire. En effet, l’attestation délivrée pour prouver le respect de ces normes peut être une réelle plus-value pour un logement, puisqu’elle assure une consommation d’énergie primaire raisonnée avec des systèmes énergétiques performants et une exploitation optimale des apports extérieurs gratuits. La réduction des objectifs constitue tout de même un retour en arrière pour l’amélioration énergétique, qui sera peut-être rattrapé par la RT 2020 et les bâtiments à énergie positive qu’elle préconise.

La RT2020 appliquée en 2018 !!!!

Les nouveautés apportées par la RT 2018

L’article 14 mentionne clairement que l’application de la nouvelle réglementation thermique s’appliquera en 2018 et non en 2020.

Cela mérite donc quelques précisions concernant la réglementation thermique 2018 qui sera fortement marquée par le thème du confort et du respect de l'environnement.

Origines de la RT 2018

 

Toujours en développement avant l'échéance en question, les recommandations préconisées par les textes de la RT 2018 portent sur l'ensemble des réglementations thermiques qui devront entrer en vigueur à l'horizon 2018.

Si la dernière édition remonte à 2012, la constante amélioration des techniques de construction et le suivi scientifique de l'efficacité des produits isolants ou générateurs de chaleur justifient l'actualisation des normes en un nouveau cahier des charges. Des problèmes d'échéances trop courtes sont survenus à propos de la mise en place de RT en 2010 et 2015, des mesures qui étaient prévues par le Grenelle de l'Environnement.

Ces problèmes étaient en outre associés à des objectifs ambitieux dont une augmentation substantielle de 15% des performances énergétiques à chaque nouveau texte.

La RT 2018 doit donc permettre de concilier la rapidité de mise en œuvre ainsi que le recul et la maturation des résultats d'expertises menées depuis 2012.

 

Le concept de bâtiment à énergie positive

 

Sous le signe de la promotion des énergies nouvelles, la RT 2018 se penche sur le concept novateur de bâtiment à énergie positive. L'idée est d'introduire une réglementation qui se montre plus tatillonne sur la dépense énergétique finale de la maison que sur son mode de réalisation.

Avec la RT 2018, il s'agira dès lors d'aboutir à des constructions strictement à énergie positive. Ce seront des bâtiments excédentaires car ils réussiront à produire davantage qu'ils ne consomment. Essentiellement deux stratégies sont envisagées afin de parvenir à un tel résultat.

La première d'entre elles vise une limitation drastique des pertes d'énergie et cherche à atteindre ce qu'on appelle le cycle thermique, la situation dans laquelle la chaleur utilisée est réemployée le plus longtemps possible.

L'isolation des fenêtres, des portes et surtout du toit est alors cruciale. La seconde proposition de la RT 2018 traite de la production des bâtiments à énergie positive et prévoit de fournir à ces constructions nouvelles les dispositifs nécessaires pour gagner leur autonomie énergétique.

Une panoplie d'outils à cet effet est suggérée comme les panneaux solaires, les pompes à chaleur ou encore les réservoirs captant la chaleur de la biomasse.

Selon les études dont s'inspire la RT 2018, même dans le cas d'une résidence en bâtiment à énergie positive, la marge de progression de l'économie énergétique est possible en favorisant une prise de conscience des locataires et en les éduquant aux bons réflexes.

 

Les nouveautés envisagées dans les bâtiments à énergie positive

 

Plusieurs innovations remarquables devraient faire partie du nouveau guide. Au nombre d'entre elles, on compte notamment une forte poussée de l'emploi des matériaux biosourcés, respectueux de l'environnement, comme par exemple le bois, le chanvre, la paille, la laine de mouton ou les plumes permettant d’obtenir le label Bâtiment Biosourcé.

Par exemple, le bloc de béton en pierre ponce est idéal pour l'élévation des murs porteurs et l'accent est mis sur le caractère recyclable et pratique de la roche volcanique puisqu'elle se prête bien à la prise de tout revêtement.

Côté purement énergétique, une mention est donnée au vitrage chauffant qui permettrait de combattre les pertes de chaleur aux endroits judicieux, c'est-à-dire les ouvertures de la maison. Il est même constaté une déperdition d'énergie de l'ordre de 7%, ce qui constitue un ratio très intéressant en matière d'économie et de sauvegarde environnementale.

 

La préparation à l'arrivée de la RT 2018

 

Tous ces bouleversements majeurs pour le monde du BTP doivent être anticipés s'ils ne veulent pas être subis de plein fouet.

Un certain nombre d'associations d'expertise en nouvelles technologies de préservation et de récupération de l'énergie se mettent à disposition des professionnels du secteur. Le nouveau protocole de construction devrait bientôt voir le jour de cette collaboration.

D'autre part, plusieurs labels ont déjà été élaborés. Leur but est d'accompagner le secteur de la construction dans sa mise à niveau et de promouvoir le respect des futures règles imposées.

Par leur connaissance précise des normes, ces spécialistes effectuent un travail d'examen d'un chantier et l'estampillent de leur label, garantie de conformité. Parmi eux, on peut citer notamment le label Promotelec habitat responsable 2020 ou encore Effinergie+, Neuf et Bepos Effinergie2013 déjà disponibles.

Leur investigation tient compte des codes de la profession en les ajustant pour respecter la RT 2018 puisque cette dernière demandera que chaque nouvel habitat satisfasse aux normes d'un bâtiment à énergie positive.

Ainsi, quel que soit le type de logement créé, individuel ou collectif, il sera demandé aux acteurs de faire figurer les indispensables pour obtenir une moyenne de 20% d'énergie renouvelable.

Il est dit par exemple qu'une maison ne pourra faire l'impasse sur le solaire passif par la pose de panneaux chauffants auxquels il sera possible d'adjoindre des panneaux photovoltaïques.